Mbabane, Eswatini, du 5 au 7 octobre 2026.
« La terre n’est pas le facteur limitant de la production agricole en Centrafrique ; le véritable problème, ce sont les semences. » Cette déclaration met en lumière l’un des défis majeurs de l’agriculture centrafricaine : la disponibilité de semences de qualité pour améliorer durablement la production agricole.
Du 5 au 7 octobre 2026, à Mbabane, au Royaume d’Eswatini, le Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural (MADR), le Pr Emmanuel MBETID-BESSANE, a pris part au premier Sommet africain sur les semences, aux côtés de M. Félix ALLAH-BAREM, Directeur général par intérim de l’Office national des semences (ONASEM).
Un engagement continental en faveur du développement semencier
Les travaux de ce sommet ont été sanctionnés par l’adoption d’une déclaration commune des ministres africains en charge de l’Agriculture et du Développement Rural. Cette initiative traduit une volonté commune de renforcer les systèmes semenciers africains et de promouvoir un meilleur accès des producteurs à des semences de qualité. Pour la République centrafricaine, cette rencontre vient conforter la démarche engagée par le Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural en faveur de la relance du secteur semencier national, notamment à travers l’organisation prochaine des premiers États généraux du secteur semencier.
La reconstruction du système semencier, une priorité nationale
Fortement affecté par les crises politico-militaires successives, le système semencier centrafricain nécessite une restructuration profonde afin de répondre efficacement aux besoins des producteurs agricoles. Pour le Pr Emmanuel MBETID-BESSANE, la disponibilité de semences de qualité constitue un levier essentiel pour accroître la productivité agricole et renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle du pays. Cette priorité s’inscrit dans les grandes orientations du département, qui visent à améliorer les conditions de vie des populations rurales, à moderniser les pratiques agricoles et à favoriser la transformation de l’agriculture centrafricaine en un secteur plus productif et créateur de richesses.
Les États généraux pour définir une feuille de route nationale
Les prochains États généraux du secteur semencier devraient réunir les principaux acteurs concernés afin d’établir un diagnostic partagé de la situation, d’identifier les contraintes majeures et de proposer des solutions adaptées aux réalités nationales. Ils devront notamment permettre de définir une feuille de route nationale assortie d’actions concrètes pour reconstruire, structurer et redynamiser durablement le système semencier centrafricain. À travers cette démarche, le Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural entend faire de l’accès à des semences de qualité un pilier de la relance agricole, au service de la sécurité alimentaire, du développement rural et de la transformation économique de la République centrafricaine.
Admin. Fortuné NGREMALE/MADR



